C’est le printemps ! Les frelonnes sont de retour ! Le piégeage de printemps aussi ! Sélectif bien sur !

Au sortir de l'hiver, dès que les températures atteignent 13°Celsius, les femelles fondatrices "vespa velutina nigrithorax" sortent de leur hibernation.

Au sortir de l’hiver, dès que les températures atteignent 13°Celsius, les femelles fondatrices « vespa velutina nigrithorax » sortent de leur hibernation.

Cette année 2014, le printemps tombait le jeudi 20 mars ! Et dès que les températures dépassent les 13°Celsius, les femelles fondatrices de « vespa velutina nigrithorax » commencent leur sortie d’hibernation, suivant l’endroit de leur cachette, plus ou moins isolée, au soleil ou à l’ombre. Les premières sorties ont eu lieu le 24 février.

 

Cette fleur de camélia à fleur simple, floraison en février mars, est très riche en nectar. A leur sortie d'hibernation, les femelles de frelon asiatique y trouvent l'énergie des rares sucres disponibles à cette époque de l'année .

Cette fleur de camélia à fleur simple, floraison en février mars, est très riche en nectar. A leur sortie d’hibernation, les femelles de frelon asiatique y trouvent l’énergie des rares sucres disponibles à cette époque de l’année .

La première préoccupation des frelonnes rescapées de l’hiver, est la recherche de nectar (sucres naturels générés par les fleurs) dont elles se nourrissent. Il leur faut reprendre des forces et se refaire une santé. Les fleurs mellifères sont rares en fin d’hiver. Si la fleur est généreuse en nectar comme le camélia d’hiver à fleur simple, la régalade dure 15 à 30 secondes, et plusieurs minutes sur le laurier thym en fleur. Puis elle procède à une toilette minutieuse et finit par 5 minutes de sieste au soleil en position d’hibernation tant qu’elle n’a pas démarré son nid. Mais dès que le nid est commencé, la sieste n’est plus d’actualité et la vie s’accélère. Les allers-retours sont espacés de 10 à 20 minutes, en revenant sur la fleur déjà visitée, jusqu’à épuisement du stock de nectar de la fleur.

Ce piège sélectif retient le frelon asiatique et insectes plus gros sans les noyer, il suffit de les libérer sauf le frelon asiatique.

Ce piège sélectif retient le frelon asiatique et insectes plus gros sans les noyer, il suffit de les libérer sauf le frelon asiatique.

On comprend vite pourquoi le piégeage de printemps sera très efficace pour capturer les femelles fondatrices de frelon asiatique, avec appât aromatisé et sucré. En effet, si toutes les frelonnes du quartier sont piégées, il n’en restera aucune pour faire un nid dans les parages. Afin d’éviter les risques collatéraux sur la biodiversité, sélectivité et surveillance sont les règles principales à respecter. Le piège sélectif ci-contre est présenté sans appât.

 

Le rond de mousse évaporateur et anti noyade est essentiel. Ce n’est pas la mousse d’une bonne bière. C’est de la mousse à bulle ouverte, c’est à dire spongieuse. Elle absorbera l’appât liquide que vous mettrez dans le piège, offrant une surface presque sèche et facilitant l’évaporation et l’émanation des arômes. La fenêtre du bas de la bouteille et celle du haut génèreront une convection naturelle, augmentant ainsi le rayon d’attraction du piège et évitant la surchauffe dans le piège. Le rond de mousse anti noyade permet aux insectes de passer un agréable moment dans le piège, à s’y restaurer, y boire et chanter peut-être. Le soir venu, la hauteur (5.5 mm) de la fenêtre sélective autorise la sortie des insectes plus petits que « vespa velutina ». Les gros insectes seront relâchés, sauf le frelon asiatique qu’il suffira d’éliminer.

Appât alcoolisé et sucré : bière brune + miel, sirop fruits rouges ou jus de cirier

Règles à respecter pour que l’appât soit attractif et efficace :

  • - légèrement alcoolisé pour repousser les abeilles et bourdons,
  • - légèrement alcoolisé pour que les arômes soient plus volatiles,
  • - arômes de bière brune et cassis, fruits rouges, miel ou jus de cirier,
  • - piège placé au soleil pour favoriser l’évaporation augmentant ainsi le rayonnement,
  • - l’ajout de vin, a tendance à entrainer de la moisissure en surface,
  • - ajout de bière nécessaire dès que la mousse s’assèche (de 3 à 7 jours).

Petit détail qui fait le « plus » : Le peu de liquide (10 à 15 cl) contenu dans le rond de mousse spongieuse du piège (contrairement aux pièges basés sur une grande quantité de liquide trop long à réchauffer) s’évaporera assez vite et rayonnera dès les premiers rayons de soleil. S’il n’y a pas de rajout de bière, l’appât s’évapore en quelques jours, le piège perd son attractivité. Cette particularité viendra rattraper l’éventuel laxisme ou l’insouciance d’un « Poseur de piège » peu concerné par l’impact d’un piège insuffisamment surveillé !
La biodiversité n’en subira pas les conséquences longtemps.

 

Quand c’est l’hiver, les arbres sont nus, les nids apparaissent ! Que faire ?

Après les premiers gels sérieux, sans même attendre l’hiver et sa longue froidure, les feuilles tombent et les nids de frelon asiatique apparaissent en haut des arbres !

Mais alors que faire ?

http://anti-frelon-d-asie-jp33.over-blog.com/article-arbres-nus-et-nids-de-frelon-asiatique-121629272.html

SO² : Arme fatale anti frelon asiatique !

Peu de temps après la découverte de « vespa velutina nigrithorax » sur les terres d’Aquitaine, la prolifération inquiétante de cet envahisseur exterminateur d’abeilles a surpris tout le monde. Jean VIGNOLLES (ingénieur spécialisé) a eu l’idée d’injecter du SO² dans le nid de frelon asiatique afin d’en asphyxier les occupants. Cette formule utilise le SO² en biocide. Le SO² est aussi dénommé « anhydride sulfureux » ou « dioxyde de soufre » ou encore « E220″. Il est fréquemment utilisé dans l’agro-alimentaire et on le trouve chez les distributeurs spécialisés sur tout le territoire français. AAAFA ne trouve que des avantages dans cette « arme fatale anti frelon asiatique ».

Précaution préalable à l’utilisation du SO² de nuit :
- la nuit tout les chats sont gris ! Dit-on ! En fait, la nuit est le meilleur moment pour mener cette opération ! Cependant, il est souhaitable de :
- bien repérer les lieux,
- installer le matériel de jour, y compris la canne jusqu’à proximité du nid, de façon à n’avoir plus qu’à piquer le nid et injecter le SO²,
- le décrochage du nid avec récupération de tous les plateaux contenant des nymphes (cocons blancs) est à faire dès que possible le lendemain, rendant la destruction 100% réussie.

Précautions préalables à l’utilisation du SO² de jour :
- le diamètre du nid doit être supérieur à 25 centimètres, sinon trop fragile,
- protection corporelle des intervenants : combinaison intégrale d’apiculteur par dessus une double épaisseur de pull et de pantalon ample (justaucorps moulant s’abstenir sauf si d’épaisseur 6 millimètres minimum). La combinaison devra recouvrir des gants épais latex, des chaussures montantes épaisses et bien fermées. Mais il existe aussi une solution plus onéreuse mais dont le concept intègre l’ensemble des préconisations, c’est la « combinaison anti frelon »,
- plus le nid est gros, plus la canne télescopique est déployée afin d’éviter les attaques freloniques et le stress qu’elles entraînent immanquablement avec les risques de mauvais réflexes, même à basse altitude,
- plus le nid est gros, plus les spectateurs éventuels doivent se tenir à distance (15 mètres minimum et le double de la hauteur pour les gros nids hauts, protection intégrale des personnes allergiques)

Descriptif de la technique de destruction d’une colonie de frelon asiatique et de son nid :
- injection de SO² gazeux dans le nid à l’aide d’une canne télescopique de 10 mètres,
- enlèvement du nid en coupant la branche support, toujours à l’aide de la canne,
- pose d’un piège avec appât spécifique, installé à l’endroit même où se trouvait le nid, toujours à l’aide de la canne, afin d’éliminer les frelons absents du nid au moment de l’intervention,
- destruction complète de la colonie et du nid : 100% propre avec retour au compost.
- les nids bas (considérés dangereux) sont traités en urgence,
- le regroupement de la destruction des nids hauts (considérés non dangereux), permet de recourir à la location de nacelle à moindre coût (jusqu’à 8 nids par jour).

Petites explications et petits trucs :
Attention ! l’utilisation du SO² comporte des risques importants :
Le SO² est issu de la combustion du soufre (SO² = anhydride sulfureux = dioxyde de soufre = bisulfite = E220). Il est commercialisé sous forme liquide en bombonne sous pression avec doseur, tuyau souple et gicleur. Utilisé dans l’agro-alimentaire, il sert aussi en viniculture. On en trouve donc dans toutes les régions de France, et chez des fournisseurs spécialisés et heureusement pas dans les grandes surfaces !

Ce gaz liquide sous pression est ininflammable et nocif si inhalé ! ! !
Il est extrêmement irritant pour la gorge, les muqueuses et les voix respiratoires. Une surexposition grave peut entraîner œdème, lésions pulmonaires ou entraîner la mort en fonction de la concentration de SO² dans l’air inhalé.

Principe d’utilisation :

Injecté sous pression dans le nid de « vespa velutina nigrithorax », ce gaz SO² asphyxie instantanément les frelons adultes qui s’y trouvent, ainsi que tous ceux qui y pénètrent dans les minutes qui suivent. Les larves et les nymphes ne respirant pas, elles ne sont atteintes que par le froid généré par l’évaporation instantanée de la dépressurisation du gaz liquide.

Attention ! L’injection de SO² n’aura pas l’effet asphyxiant dans plusieurs cas :
- si le nid est trop petit, la coque risque fort de craquer dès la pénétration de la seringue,
- si la coque du nid est dégradée ou le nid éventré par des intempéries.

Attention ! Respirer les vapeurs de SO² est dangereux pour l’humain ! Ce gaz est irritant. Étant plus lourd que l’air, il descendra du nid.
Attention ! Si le nid est dans un lieu peu ventilé, le SO² peut stagner longtemps dans une cavité !

La canne télescopique de 10 mètres avec seringue d’injection (1 mètre) montée en bout, permet d’accéder du sol à des nids hauts jusqu’à 12 mètres, jusqu’à 20 mètres avec une échelle de 8 mètres et jusqu’à 34 mètres avec une nacelle 25 mètres version VL. Au-delà de cette hauteur, il faut recourir à des nacelles version PL (Poids Lourd). La canne télescopique est toujours utilisée. Elle permet de rester à distance du nid afin d’éviter :
- les attaques de frelons en nombre,
- le stress qui s’en suit,
- de respirer le SO² qui s’échappe du nid en descendant car plus lourd que l’air.

Après l’injection de SO², la pique ou seringue est laissée en place quelques minutes de façon à boucher le trou réalisé dans la coque du nid, le SO² s’en échappe doucement dès le retrait de la seringue. Puis vient le moment du démontage de la seringue et son remplacement par la scie d’élagueur en bout de canne.

Rester à distance pour couper la branche supportant le nid et le faire au plus vite est important ! Car le nombre de frelons de retour de butinage ne cessent d’augmenter. Ils n’apprécient guère la scie qui s’agite et fait tout bouger. Ils attaquent tout ce qui bouge.

Avant que de scier la branche support du nid pour le faire tomber, il est bon de couper les branches au delà du nid afin d’éviter qu’elles n’entravent la chute. Quand le nid tombe jusqu’au sol sur la bâche installée auparavant, c’est le soulagement ! Sinon il faudra faire descendre tous les morceaux afin d’éviter que les frelons ne s’agglutinent sur les restes de nid.

Récupération de tous les déchets de nid et mise en sac plastique épais en prévision de son exposition au soleil qui viendra à bout des œufs, larves et nymphes, avant que de finir au compost et retrouver le cycle naturel de la nourriture terrestre.

Le Bonus qui fait PLUS !
Quand l’opération de destruction est menée de nuit, le résultat est à 100% de réussite, car cette espèce passe la nuit dans le nid, contrairement au frelon européen ! Mais la nuit augmente énormément les difficultés et diminue le nombre de destructions possible (1 à la tombée de la nuit et 1 au lever du jour). Il faut être à la fois « couche tard » et « lève tôt », pas facile !

Mais AAAFA, confrontée au problème du nombre de nids très hauts à détruire et aux complications liées à la nuit, a mis au point une formule qui rend les interventions de jour tout aussi efficaces et réussies ! Elle vous livre son « Bonus » et vous invite à l’exiger des Entreprises de désinsectisation qui opèrent de jour et qui s’en vont en vous disant : « Des frelons roderont et tournoieront pendant plusieurs jours ! Mais c’est un passage obligé ! »

L’idée est peu coûteuse et simple à mettre en œuvre : elle consiste à poser un piège à l’endroit même ou se trouvait le nid avant de l’enlever ! Normalement les butineuses de retour au nid s’y vautreront dedans durant l’heure qui suit. Cela n’empêche pas la nuit qui suit, de fermer toutes les fenêtres des environs, car sans leur nid, les frelons pourraient chercher un endroit plus chaud et s’engouffrer là où ils pourront.

Ce piège (bouteille PET, coupée et assemblée en forme de nasse), est appâté avec des frelons vivants du même nid (5 à 6 frelons attrapés au filet à papillon suffisent). Un petit carré de mousse imbibé de miel fera craquer les frelons les plus méfiants. Puis il est suspendu à l’aide de la canne télescopique de façon à éviter au maximum les risques d’attaque des frelons. Ceux hors du nid au moment de l’injection de SO² ou tout simplement ceux de retour de butinage.

Crochet de suspension d'un piège à frelon, facile à poser.

Crochet de suspension d’un piège à frelon, facile à poser.

La suspension du piège est faite avec une ficelle biodégradable et un crochet en fil de fer (de forme particulière, mais simple). Le crochet (coté angulé en haut), est partiellement enfilé dans le trou de la scie d’élagueur pour la manipulation et pourra se dégager facilement quand le crochet arrondi aura attrapé une branche environnante. Le tour est joué, tous les frelons vont se vautrer dans le piège en moins d’une heure !

Il ne reste plus qu’à chercher et trouver les nids de frelons asiatiques !

Plus d’images en « Un CLIC ICI ! »

 

Savoir les reconnaître : frelon « asiatique » ou « européen » ?

Savoir de quoi on parle et connaître les différences est essentiel en matière de frelons.

Le « frelon européen » du nom latin « vespa crabro » est un gros hyménoptère autochtone, une grosse guêpe si vous préférez. Il est implanté en Europe depuis plus longtemps que l’Humain. Il est protégé dans les pays plus au nord, mais il fait frémir dans les vergers car c’est un concurrent redoutable de l’Homme, régnant sur les fruits les plus murs. Les soirs d’été, il sait gâcher les festivités sur les terrasses proches des bois, les rendant inaccessibles aux personnes allergiques aux piqûres d’insectes. Autrefois, les « Anciens » disaient des piqûres de frelons (européens) << 3 piqûres tuent un Homme et 9 un Bœuf ! >> à l’époque on ne connaissait pas son cousin germain et envahissant le « frelon asiatique » du nom latin « vespa velutina nigrithorax » appelé aussi « frelon d’Asie », « frelon chinois » ou « frelon à pattes jaunes » et les effets de piqûres multiples n’étaient pas à craindre car le frelon européen n’attaque pas en groupe et ne pique que si vous entrez en contact en croisant son chemin.

Contrairement au « frelon européen », le « frelon asiatique » attaque systématiquement en rafale dès que l’on s’approche trop près du nid qu’il sent menacé et s’acharne tant que l’on reste à proximité. Plus le nid est gros et plus la distance de sécurité à respecter est grande. Toujours contrairement au frelon européen, de nuit, l’asiatique n’est pas attiré par la lumière, toute la colonie reste au nid et vous laissera profiter de votre terrasse. Au butinage et loin du nid, il n’est pas agressif mais plutôt fuyant.

Eh oui, savoir faire la différence est la première des choses à considérer quand on parle des frelons et de sélectivité !

Ici les photos montrent des femelles fondatrices photographiées au printemps. On dit que la nuit, tous les chats sont gris, cependant pour les frelons en plein soleil les différences de couleurs sont caractéristiques, ainsi que la grosseur s’ils sont disposés cote à cote !

frelon asiatique différent du  frelon crabro

frelon asiatique différent du frelon crabro

crabro et velutina - vue de dessus

crabro et velutina – vue de dessus

frelon asiatique et frelon européen de face

frelon asiatique et frelon européen de face

velutina et crabro sont différents

velutina et crabro sont différents

A noter

- les pattes du « frelon asiatique » ou « frelon à pattes jaunes » sont bicolores : noires près du thorax, et jaune citron en moitié extrême. Les pattes du « frelon européen » sont entièrement marron.

- le thorax de « vespa velutina nigrithorax » est comme son nom latin l’indique : noir et velu. Celui de « vespa crabro » est bicolore : marron et roux, et tout aussi velu.

- l’abdomen du « frelon asiatique » comporte un gros anneau orangé vers son extrémité vue de dessus. Celui de l’européen est entièrement jaune citron, ciselé finement de noir avec de fines gouttes noires.

- la tête du « frelon asiatique » est noire avec la face orange plus allongée, alors que celle de l’européen est brun roux avec la face jaune et plus arrondie.

- la femelle fondatrice « vespa crabro » (jusqu’à 4 cm) est franchement plus grosse que la femelle fondatrice « vespa velutina nigrithorax » (environ 3 cm).

Sélectivité et atractivité, c’est à l’intérieur du piège !

Le frelon asiatique a du nez, c’est sûr !

L’essentiel est à l’intérieur du piège ! C’est l’appât, ses arômes et le rond de mousse !

Le plus important, c’est le rond de mousse à bulle ouverte, flottant et absorbant comme l’éponge. Il permet à tous les insectes entrés dans le piège de ne pas s’y noyer, ni même de s’y engluer !

Ce rond de mousse augmente la surface d’évaporation de l’appât liquide (bière + miel), rendant le piège plus attractif et rayonnant largement les arômes dégagés par l’appât !

En fin d’hiver les températures sont, en général, peu élevées. Le moindre rayon de soleil peut être mis à profit pour le réchauffement rapide de l’appât liquide seulement si sa quantité est faible. La formule du rond de mousse avec peu de liquide rend le piège bien plus attractif et plus rayonnant que ceux contenant une grande quantité de liquide trop long à réchauffer.

Ces arômes se dissiperont d’autant plus, si le corps de la bouteille comporte une entrée d’air en bas et une sortie haute : une convection naturelle s’établira, entraînant les effluves vers le goulot de la bouteille ! La cerise sur le gâteau est que la température à l’intérieur de la bouteille ne sera pas excessive et les gourmands s’en porteront que mieux !

Un rajout régulier de bière brune sera nécessaire, sinon le piège s’asséchera vite et perdra toute attractivité ! Les laxistes qui oublieront leurs pièges sans surveillance ne feront pas de dégâts collatéraux très longtemps !

La constitution de l’appât est importante ! En février et mars, les sucres sont rares dans la nature ! Or les femelles fondatrices frelon asiatique se nourrissent de sucres et en ont besoin pour retrouver un peu de vigueur, il faut donc que l’appât soit sucré ! L’ajout d’alcool servira à repousser : abeilles et bourdons qui ont horreur de ça ! ! !

La recette est donc simple : liquide alcoolisé (bière brune ou blonde ou vin blanc) y ajouter du miel ou un sirop aromatisé (cassis, Picon ou autre encore). La recette la plus courante est : bière brune « Pelfo-th brune » pour ses arômes qui semblent plaire énormément à « vespa velutina » et du miel, car très prisé aussi ! Et ça marche très très bien pour le piégeage de printemps !

Le revers de cette médaille très attrayante de ce piège si sélectif est que : si le frelon ne se noie pas, il a tout à loisir de faire fonctionner ses méninges pour trouver la sortie ! Eh oui le frelon asiatique est malin, pour ne pas dire intelligent ! En effet, sa ténacité risque fort de lui donner la chance de trouver la sortie du goulot, celle qui sert de nasse !

Alors la parade est simple, il suffit de profiter de l’attractivité du piège, nettement supérieure aux autres modèles, pour ne le mettre en place, ou le rafraîchir en appât, que lorsque l’on peut le surveiller régulièrement. Par exemple le samedi et dimanche entre 11h00 et 16h00 si les températures s’y prêtent (>13°C). Et rassurez-vous, ça suffit amplement pour attraper toutes les frelonnes du quartier ! Ne croyez pas que les frelonnes font des kilomètres pour se restaurer, celles qui passeront dans les environs sont à la recherche de sucres et elles seront très attirées par le menu que vous leur proposerez au moment ou vous leur proposerez. Alors n’hésitez pas, maitriser son piège est « bénéfique pour la Biodiversité » mais aussi « encore plus méritoire » !

Une fois prise au piège, la frelonne doit être éliminée ou maîtrisée rapidement. Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

1 – élimination de la frelonne :
- passage bref au micro-onde (10 à 30 secondes) après avoir ôté les armatures métalliques du piège et avoir pris les précautions d’hygiène (la précaution d’hygiène consiste à mettre le piège dans une poche plastique, style poche de congélation, afin d’éviter d’éventuelles projections ou propagations inadaptées à un milieu alimentaire) :
- la couper en deux avec une paire de ciseaux, une fois endormie pendant 1 heure au réfrigérateur et après avoir pris les précautions d’hygiène,
- ou l’écrabouiller après une heure au réfrigérateur ou au congélateur, toujours après avoir pris les précautions d’hygiène,
- Remettre cette frelonne assurément morte dans le piège, devrait attirer un peu plus encore les autres frelonnes ? C’est ce qui se dit et qui a été constaté, surtout par ceux qui en capturent beaucoup !

2 – maîtrise de la frelonne comme appât vivant à l’intérieur du piège :
- après une heure au réfrigérateur, certains préfèrent leur couper une aile, afin qu’elle attire les autres en s’agitant dans le piège, une fois réveillée. Même si elle trouve la sortie, elle ne pourra plus générer de colonie.
- à moins qu’une fois endormie au réfrigérateur, vous ne préfériez lui passer un fil autour de la taille afin de la retenir dans la nasse, mais attention elle risque fort de couper le fil avec ses mandibules et trouver la sortie.

A vous de voir et bonne chasse !

critères de sélectivité : entrée du piège

La sélectivité du piège peut être améliorée à l’entrée du piège !

Il existe plusieurs solutions :

- Une fenêtre limitée en hauteur (9 millimètres maxi) avec plage d’accès, va empêcher tout insecte plus gros que la femelle fondatrice de frelon asiatique, de pénétrer dans le piège !

Le bouchon percé limite la grosseur des insectes pouvant entrer.

Le bouchon percé limite la grosseur des insectes pouvant entrer.

- La grosseur du trou d’accès peut aussi faire l’affaire ! La solution la plus courante consiste à percer le bouchon de la bouteille, de 3 trous ronds de 9 millimètres de diamètre (adoucir les bords) et de le revisser sur le goulot coupé et renversé, servant de nasse. Cependant l’accès sera moins attractif pour les frelonnes qui auront tendance à chercher ailleurs une entrée moins escarpée ! Derrière le trou, c’est le vide et la chute assurée !

 

 

Le toit peut coulisser sur le fil de fer servant d’accroche à l’ensemble.

Toit ajustable en hauteur

Toit ajustable en hauteur

- On peut aussi installer des entretoises sous le toit, sur le tracé du rebord de la bouteille. Les papillons, par exemple, ne pourront plus entrer dans le piège et les femelles fondatrices de « vespa crabro » ou « frelon européen » non plus, si la hauteur des entretoises est de 9 millimètres.

Entretoise sélective facile et amovible

Entretoise sélective facile et amovible

Toit à entretoise

Toit à entretoise

Critères de sélectivité : calendrier du piégeage

Sélectivité climatique liée à la température extérieure et donc au calendrier annuel !

Dès le 15 février chaque année, quand les températures atteignent 13°C, les femelles fondatrices frelon asiatique sortent des cachettes où elles ont hiberné, et recherchent de la nourriture : sucres issus des rares fleurs disponibles au sortir de l’hiver ! Appâter avec des sucres est donc une formule qui convient parfaitement !

Les frelons crabro ne sortent de l’hibernation que lorsque les températures atteignent les 20°C. Du 15 février au 1er mai, chaque année si la climatologie est normale, les frelons asiatiques capturés ne peuvent être que de femelles fondatrices frelon asiatique !

En les capturant au sortir de l’hiver, vous évitez qu’elles ne fondent leur colonie qui peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’individus qui engloutiront quelques centaines de milliers d’abeilles ou d’insectes durant l’année ! Chaque nid généré par une femelle fondatrice représente une véritable perte massive pour la biodiversité, irréparable pour les espèces rares !

Dès que les premiers frelons (nouvelle génération aux environs du 1er mai) arrivent à l’âge adulte, ils remplacent la femelle fondatrice dans ses tâches d’approvisionnement, de construction et de nourrissage des larves. A partir de ce moment là, la femelle fondatrice devient « reine » et ne sort plus du nid. Elle ne fait plus que pondre et ne mourra qu’à l’automne.

Il est donc clair qu’il n’y a qu’au printemps que l’on peut capturer les femelles fondatrices qui vont générer les colonies de milliers de frelons asiatiques de l’année en cours. Il est tout aussi clair qu’un frelon capturé au printemps ( du 15 février au 1er mai, hors aléas climatiques ) est une femelle fondatrice.